Le blog du groupe Utopia-666, consacré à la culture et à la liberté d'expression, contre la connerie qu'essaie de nous transmettre le journalisme arabe d'aujourd'hui!
Les commerçants, les entrepreneurs et les magistrats italiens ne sont pas les seules victimes des organisations mafieuses telles que Cosa Nostra, la Camorra, la ’Ndrangheta, et la Sacra Corona Unita. Les journalistes et les écrivains italiens sont, eux aussi, dans leur ligne de mire, dès qu ’ils exposent au public leurs agissements. Roberto Saviano, auteur du livre "Gomorra", est contraint de vivre sous protection policière permanente. Au total, une dizaine de journalistes travaillent sous protection policière. Les menaces, les lettres anonymes, les pneus crevés, les voitures incendiées se comptent par centaines. Tous les journalistes écrivant sur les groupes mafieux ont été à un moment ou un autre surveillés. Lirio Abbate, 38 ans, correspondant à Palerme (Sicile), de l ’agence de presse Ansa, et auteur du livre "Les Complices" (I Complici) vit lui aussi sous protection policière permanente. C ’est le cas, également, depuis mars 2008, de Rosaria Capacchione. Depuis plus de vingt ans, cette journaliste de 48 ans, qui travaille pour Il Mattino (principal quotidien de Naples) couvre et dénonce les crimes de la Camorra et, à l’instar de Roberto Saviano, est recherchée par le clan des Casalesi. Et leur travail, avec tous les risques qui l ’accompagnent, est loin de recevoir le soutien du chef de l ’Etat. En novembre 2009, Silvio Berlusconi menaçait d’ "étrangler" les auteurs de films et de livres sur la mafia, qui selon lui donnent une mauvaise image de l ’Italie.